La guerre vue par un enfant :
1944/1945 : Les années les plus longues
Ce texte fait suite aux séries « La guerre vue par un enfant » terminée le 24/09/2009
et « La maison de Bois-Guillaume » terminée le 28/04/2010 sur ce même blog.
1944 : j’ai 11 ans. 1944, c’est pour tout le monde le 6 juin et le débarquement sur les côtes normandes. C’est le 25 août et la libération de Paris. Quant aux Rouennais, ils devront attendre encore un peu pour accueillir les Canadiens le 30 août. En outre, il faut dire qu’à Rouen l’histoire tragique de l’année la plus longue commence plus tôt avec le bombardement meurtrier du 19 avril et la « semaine rouge » fin mai/début juin : nuit et jour, des raids dévastateurs embrasent la ville, les vieux quartiers et la cathédrale brûlent, les ponts sont détruits.
Du haut de la côte d’Ernemont, je vais voir avec d’autres gosses les pompiers combattre au péril de leur vie le feu de la tour Saint Romain. Y participent les pompiers de Rouen et des environs. Ils sont vite dépassés par l’ampleur du sinistre et ceux de Paris arrivent à la rescousse. Chaque nuit apporte ses nouveaux bombardements et ses nouveaux brasiers, les pompiers luttent pied à pied mais sont débordés. Alors, quand l’espoir vacille et que le découragement s’apprête à l’emporter, l’armée allemande réussit un formidable coup de propagande : elle arrive avec son Génie super-équipé qui éteint l’incendie en deux coups de cuillère à pot ! Amoureux de leur ville, beaucoup de Rouennais tomberont dans le panneau : les bons Allemands ont arraché notre chère cathédrale aux maudites flammes anglaises, ces flammes qui avaient déjà sévi sur la Place du Vieux-Marché pour brûler Jeanne d’Arc en 1431. Raisonnement simpliste mais efficace.
(Affiche de propagande d’époque)
J’ai encore dans l’oreille le mugissement sinistre des sirènes d’alerte : il glaçait le sang. J’ai encore dans l’oreille le ronflement des « forteresses volantes ». Pour ceux qui n’ont pas connu ces quadrimoteurs américains, je dirais que l’ébranlement était comparable à celui de la fraise du dentiste tournant à vitesse réduite sur les grosses molaires du fond. J’ai aussi dans l’oreille le sifflement des éclats d’obus de la DCA qui redescendent lourdement, tout déchiquetés, prêts à déchiqueter.
J’ai connu bon nombre de « caves-abris » de Rouen, signalées par de grandes pancartes qui faisaient partie du paysage urbain de l’époque tout comme les écriteaux allemands en lettres noires sur fond blanc (Soldatenkino, Soldatenheim, Kommandantur, etc…). La « Défense Passive » nous poussait obligatoirement vers les caves les plus proches dès que retentissaient les sirènes. J’ai pris ma retraite à Cahors d’abord, puis dans le Beaujolais, deux régions viticoles réputées, et j’ai habité des maisons dotées de belles caves voûtées. Oserais-je avouer que ma première réaction en les voyant n’a pas été une réaction d’œnologue… J’ai pensé en mon for intérieur que ces caves seraient excellentes en cas de bombardement ! Les références à la guerre ne me lâcheront jamais, hélas !
(Panneau indicateur de la Gestapo)
Les bombardements de Rouen étaient le plus souvent ratés : beaucoup de dégâts et de victimes chez les civils, peu d’objectifs militaires touchés. On disait habituellement que Rouen étant au fond d’une cuvette, les avions ne pouvaient pas attaquer en piqué ou à basse altitude sans être entraînés dans un tourbillon, ce qui expliquait leurs piètres performances. On disait aussi à tort ou à raison (mais plus probablement à tort car je n’ai jamais eu le moindre commencement de preuve de ces assertions), on disait donc que les bombardements réussis étaient anglais, les bombardements ratés américains. Les vieux européens étaient censés être mieux élevés, plus respectueux du bel ordonnancement des jardins à la française tandis que les jeunes Américains, habitués aux grands espaces inhabités, prenaient un marteau-pilon pour écraser une mouche… C’est ce qu’on disait mais que n’a –t’on dit pendant la guerre !
Rue des Carmes, près du carrefour de la rue Thiers, j’ai eu très peur dans une cave-abri : les fondations de l’immeuble ont tremblé, la lumière a vacillé, des enfants ont crié, la panique a failli déferler. Mon père me tenait nerveusement d’une main qui se voulait protectrice mais il ne pouvait s’empêcher de répéter à chaque sifflement de bombe: « Celle-ci est pour nous… Celle-ci est pour nous… ». Alors, un homme en képi a gravi deux marches et délivré d’une voix ferme un message qui n’admettait pas de réplique. En bref, à peu près ceci : « Silence dans les rangs ! Essayez de vous tenir un peu ! Il n’y a pas lieu de s’alarmer ! ». Le calme est revenu instantanément. Autorité naturelle ? Prestige de l’uniforme ? L’homme était… un facteur des postes !
Je ne l’ai jamais oublié, pas plus que l’homme au porte-voix qui criait : « Passez les ponts !... Passez les ponts !... »[1] lorsque, de son banc, le jeune Bouboune a vu défiler l’histoire le 8 juin 1940. Extraordinaire, ce don de quelques-uns pour remettre en ordre un groupe affolé.
(Prestige de l’uniforme ? Autorité naturelle ? Jacques Tati : un exemple de leadership incontestable d’un facteur des PTT remettant de l’ordre dans un groupe affolé).
A Bois-Guillaume, les gosses qui jouaient dans la rue n’avaient pas toujours le temps de rentrer chez eux et ils se réfugiaient généralement dans la cave des voisins les plus proches. En 44, j’ai dû me réfugier chez les Levillain : tous les gosses du quartier étaient là, à commencer par les deux petites Levillain, Germaine et Alice. Dès que les premières bombes ont commencé à siffler, la peur nous a envahis. Madame Levillain s’en est vite rendu compte. C’était une maîtresse-femme. Elle a aussitôt frappé dans ses mains et a incité les jeunes à la prière en ces termes : « Mes enfants, demandons au Bon Dieu sa protection, récitons le Notre-Père… »
La pratique religieuse était encore très répandue à cette époque. Même les « bouffeurs de curés », même les familles de gauche ou d’extrême-gauche envoyaient souvent leurs enfants au catéchisme et les poussaient jusqu’à la première communion. Le congé scolaire du jeudi était sacré : il avait été conçu pour pouvoir envoyer les gosses au catéchisme. Les « colles » du jeudi étaient suspectes : sans doute un « instit » de la laïque, de « l’ école sans Dieu » qui voulait faire la forte tête et empêcher le curé de prendre la relève ! Aucun gosse, donc, n’a trouvé drôle cette exhortation de Madame Levillain, aucun gosse n’est resté en rade, même moi !
Tout le monde y est allé de son couplet : « Notre Père qui êtes aux cieux, que Votre nom soit sanctifié » tandis que Bouboune débitait avec application : « Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié… ». De ses tantes et de sa grand’mère paternelles, il avait appris à tutoyer son Père.
Cette discordance a vite heurté les tympans de la mère Levillain qui a braqué un regard pénétrant et haineux sur Bouboune, un regard d’exclusion d’un pestiféré : « Ah ! J’avais oublié ! Tu es protestant ! Cesse de réciter ainsi, tu vas attirer les bombes sur nous ! »
(La Saint Barthélemy est oubliée mais il n’est pas toujours facile
d’être huguenot encore en 1944…)
Bouboune n’a pas été malheureux. Il a croisé son regard avec celui de la mère Levillain comme on croise le fer. Il se sentait plutôt fier, prêt à sortir dignement sous les bombes, à partir au « désert ». Il se sentait protégé, élu, oint. Il n’avait peur de rien. Il regardait de haut ce petit monde de bondieuseries. Alors, la petite Alice qui lui faisait face est venue se placer près de lui.
Merci, charmante Alice, pour tout ce que tu m’as généreusement donné au cours de mon enfance (et aussi de mon adolescence), mais surtout pour ce Notre-Père que tu es venue si gentiment me susurrer dans l’oreille pour m’éviter d’être jeté à la rue. Vingt ans plus tard, le Concile venait annihiler mes efforts en se ralliant au tutoiement. Bouboune ne savait pas encore qu’avec les catholiques il suffit simplement d’attendre le temps qu’il faut pour qu’ils se rendent à la raison … et donc qu’ils se fassent protestants ! Aujourd’hui, le travail est bien avancé, on en voit le bout !
Les bombardements ont eu provisoirement raison de notre vieux bahut. Tout Rouennais de ma génération se souvient du bombardement de nuit du 19 avril 1944, le plus violent et le plus raté que la ville ait eu à subir. Des petits camarades ne sont pas revenus. D’autres ont perdu leurs parents. Le lycée Corneille a été durement touché, surtout la vieille chapelle où j’ai quelquefois chanté avec la chorale du brave père Vimont. Il n’y avait plus un seul carreau aux fenêtres des salles de classe. Vont donc commencer aussitôt les vacances les plus longues.
(Portail et Cour d’Honneur inchangés jusqu’à nos jours)
« Ils ont encore fait du beau travail vos Anglais ! » nous a lancé en passant devant la maison la mère Marelle, une voisine notoirement collaborationniste. Bouboune n’a pas été mécontent de constater qu’on savait, dans le quartier, dans quel camp nous étions situés. Il est vrai que dans la famille, la détermination des Britanniques restés seuls face à la méchante bête fin 40/début 41 avait forcé l’admiration et la reconnaissance. Notre micro-culture aurait préféré un chef comme Churchill qui nous promette « de la sueur, des larmes et du sang » plutôt qu’un politicard velléitaire qui nous endorme de ses propos trompeurs : « La route du fer est barrée » ou bien « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts ».
La classe reprendra timidement au lycée en octobre 44 avec seulement du papier huilé aux fenêtres. J’ai appris à cette époque que le verre venait du nord et de Belgique, contrées qui n’étaient pas encore reconstruites. On nous encourageait à patienter : pour les carreaux, il faut attendre que les verreries belges recommencent à produire… En novembre, on devra travailler en manteau et prendre des notes en mitaines, puis, le froid se faisant de plus en plus mordant, on nous renverra à la maison jusqu’au printemps avec un vague système de cours par correspondance. Ce sont les vacances les plus longues de ma vie ! Bouboune et son grand frère Michel, en vacances forcées dès le 19 avril, vont d’abord être mis à l’abri à Isneauville, 10 kilomètres de Rouen, chez les grands-parents. C’est là que le débarquement va les surprendre et qu’ils vont vivre la lente marche des Alliés vers Rouen.
Le 6 juin au matin, le ciel est noir de gros insectes. Ils sont à touche-touche. J’ai attendu 50 ans pour revoir quelque chose de comparable : les nuages de sauterelles dans le Sahel. Tout Isneauville a le nez en l’air et s’interroge… Mais les gros prédateurs vrombissent sans s’occuper de nous. Ils se dirigent vers l’ouest où ils ont mieux à faire. Cette multitude jamais vue d’avions n’est pas pour nous : elle va, nous le saurons plus tard, arroser les plages de débarquement de Basse-Normandie.
Pour l’instant, on suppute… « Le débarquement ? Absolument pas ! » affirme Frédé, un voisin rouleur de mécaniques, tout en mâchonnant virilement son mégot papier maïs. « Absolument pas ! Si z’auraient débarqué, je le saurais. J’peux en parler certain, j’suis d’la Résistance ! » Et il continue à faire part de sa conviction, « J’peux en parler certain ! » (ce sobriquet lui retera), dans une interminable tournée des bistrots. Ce phénomène des résistants de la dernière heure ou des faux résistants vantards n’a pas fini de surprendre Bouboune. Eh oui, Frédé, résistant de mes fesses, c’était pourtant bel et bien le débarquement tant attendu !
Les gens de ma génération auraient mauvaise grâce à se joindre au mouvement d’antiaméricanisme primaire qui a saisi la France dès les années cinquante et qui sévit encore aujourd’hui. En juin 44, il se trouvait peu de gens dans ce pays pour dire : US go home ! Je le souligne par respect pour les milliers de beaux gars de vingt ans de l’Illinois, de l’Arizona ou d’ailleurs qui sont venus s’aligner sous les longues rangées de croix blanches de nos cimetières militaires et qui reposent dans une terre qu’ils ont dû libérer parce que nous n’avions pas su la défendre, terre dont ils n’avaient probablement strictement rien à foutre ! C’est vraiment trop bête et ça mérite un peu de gratitude.
(C’est trop bête et ça mérite un peu de gratitude)
Il faudra, hélas, attendre encore presque trois mois qui ont semblé interminables pour voir arriver à Rouen, le 30 août au soir, les troupes de libération. Le temps a vraiment semblé long et le sort des armes est resté longtemps indécis. Rien n’était joué, de mauvaises surprises pouvaient à tout moment renverser la situation. C’est ainsi que, dans la nuit du 15 au 16 juin, des détonations puis des vrombissements étranges, inhabituels, nous ont réveillés en sursaut. Des machines volantes tournaient autour de Rouen d’une manière souvent erratique. Elles bourdonnaient, hésitaient gauchement puis se décidaient à filer droit sur l’Angleterre quand elles ne s’abattaient pas en explosant sur nos campagnes. Elles étaient suivies d’une longue traînée de feu. Nous avons su par la suite qu’il s’agissait d’une nouvelle arme secrète appelée V 1, un petit avion sans pilote bourré d’explosifs et capable d’atteindre Londres. Suivront les V 2 encore plus meurtriers.
Nous avions le malheur d’héberger près de chez nous, dans la Forêt Verte, près de Houppeville, au lieu dit « Les trois frères », les premières rampes de lancement. Elles nous ont donné bien des émotions.
L’attente dure tant que nous commençons, Michel et moi, à partager notre temps entre Isneauville et Bois-Guillaume. Monsieur Roux, directeur de l’école du Mont-Fortin où j’ai appris à lire, essaie d’occuper les jeunes. Il crée un club d’échecs que je fréquente assidûment. Monsieur Roux restera mon partenaire, tous les samedis soir, jusqu’à mes vingt ans. Les échecs font partie des remèdes que j’ai trouvés pour atténuer mes frustrations de la blitzkrieg… Quand je lance ma cavalerie sur les arrières de l’adversaire, je revis à l’envers juin 40 ! C’est triste à dire, la guerre, je n’en sortirai jamais !
Encore un peu de patience et nous allons être libérés par les Canadiens ! Ceci fera l’objet d’un prochain article.
Daniel Bas
6 juin 2011.
(Deux tiers de siècle déjà depuis le débarquement !)
[1] Voir sur ce blog « La guerre vue par un enfant », été 2009.
Merci pour ce récit. J'avais 13 ans à l'époque et j'ai connu les bombes V1 et V2 sur ANVERS que nous avons dû fuire sur la côte belge. Là nous avons découvert les bunkers, les"asperges" de Rommel, les mines que, en bande de copains inconscients,nous faisions sauter.
Rédigé par : Albert van Oost | 16/04/2012 à 03:26
Merci Cousin Chedezot alors je continue avec les sujets qui me tiennent au cœur concernant la libération de Rouen et de tes souvenirs que tu as si bien évoqués...
Je vais tout d'abord ajouter mes 4 sous (ou 4 Euros) au sujet des "Résistants de la dernière heure"
Oh oui il y en avait dans mon quartier dont un qui avait tellement fait vite de se faire un brassard que les initiales cousues sur ce brassard étaient FIF au lieu de FFI ... arrogant comme tout et avec une mentalité pas trop différente de "ton résistant" avec son prisonnier Allemand... ce gars là n'avait même certainement pas eu le courage d'inscrire "Mort aux Boches" dans les pissotières...
Oh mais il s'était présenté chez une de nos voisines avec 2 ou 3 autres gars du même genre... tondeuses en mains leurs armes de choix bien sur…
Oui cette voisine avait un copain Allemand mais elle avait aussi une sœur laquelle venait de périr quelques jours avant dans le cave abri de la Douane lors de la semaine rouge...
Le père de ces deux femmes était Gendarme et il avait imploré ces "fameux résistants" de la dernière heure d'épargner son autre fille... tout au moins de lui épargner cette honte devant tout le voisinage car je dois aussi ajouter que cette jeune femme avait faite un bon nombre de gentillesses à certains de nos voisins et leurs enfants... pas grand chose peut être mais une boule de pain noire même avec sois disant de la sciure de bois ajouté à ce pain semblait bien bon quand on crevait de faim...
Oh mais non... ces "champions de la tondeuse" l'avait trainé dans ma rue avec ses habits arrachés et ces braves salauds lui tapaient dessus...
Je les vois toujours... cigarette au bec et si fiers d’eux…
Les autres voisins observaient ce spectacle en silence et ce jour là pour juste cause ou à tort j'ai ressentit la plus forte haine que j'avais ressentit pendant toute la guerre car oui je dois avouer et sans honte que j'avais développé une haine pour nos "libérateurs" qui venaient écraser ma ville et tuer nos innocents civils Rouennais ... y compris mon cher petit copain d'école lequel je devais rencontrer ce mercredi matin du 19 avril pour aller ensemble à notre école Pouchet et ce jeudi matin du 20 avril pour bricoler nos petits avions en papier ... il habitait avec sa famille rue du Bec à deux pas de notre école...
Pour retourner à ceux qui avaient périt dans le cave abri de la Douane le copain et future mari de ma petite voisine fut l'un des jeunes envoyés par la défense passive pour essayer d'explorer le cave abri pour la possibilité de survivants ...
Il avait fait son rapport :
"Il n'y a aucun survivants... ils sont tous noyer à cause des conduites d'eau qui ont éclatés"...
Ces jeunes furent renvoyés dans le cave abri de la Douane pour dispenser de la chaux...
Oui c'est ça la guerre... bien loin des conneries qu'on essaye de nous faire avaler dans les bouquins d'histoires...
J’avais 11 ans ½ ce jour là … 67 années dans le passé sembles bien loin mais pour moi c’était hier…
Michel Léveillard
Rédigé par : Michel Leveillard | 25/06/2011 à 15:42
On voudra bien excuser MON GRAND AGE pour la faute de frappe... JE SUIS ALLEE.
Quiquine.
Rédigé par : PAULUS PETIT JACQUELINE | 16/06/2011 à 17:30
En réponse à notre frérot Viking, je connais bien ce site du Val IGOT , d'ARDOUVAL
ou je suis allées maintes fois.
On y rencontre beaucoup d'anciens, mais aussi de jeunes intéressés par cet engin bizarre ,
qui a été si effrayant , et pour cause !!!
Et on ne parle pas des V2 ,bien plus sophistiqués.
Un bonjour de la Normandie à Michel Léveillard .
Quiquine.
Rédigé par : PAULUS PETIT JACQUELINE | 16/06/2011 à 17:28
Quiquine, à présent je comprends beaucoup mieux les raisons qui font que Jean-Claude et toi n'aviez pas la même passion pour les engins volants !
Rédigé par : Phil' | 16/06/2011 à 04:45
Et pour Quiquine...
Voila l'endroit en grands details ou se trouve l'engin...
http://www.jean-maridor.org/francais/ardouval.htm
Site de mon cher amis Jean-Claude Augst
Rédigé par : Michel Leveillard | 16/06/2011 à 02:20
Merci Cousin Chedozot...
Et bien sur que j'ai hâte de voir vos ajouts sur la Libération de Rouen...
J'habitais au Mont-Gargan à cette époque...
Les Canadiens s'étaient installés sur la cote Sainte Catherine ... ensuite ce fut les Anglais...
Il y a toujours sur la cote des vestiges des emplacements "Cuvelage" ou étaient situe les canons de 88 mm de la FLAK Allemande...
Ces canons pouvaient toujours être manipule et ce fut pour moi et des copains de mon voisinage nos nouveaux jouets pour un bout de temps...
Mais malheureusement plusieurs gosses furent tues en manipulant les obus de tous calibres qui jonchaient la cote...
Rédigé par : Michel Leveillard | 16/06/2011 à 02:06
A Bacqueville en caux, en plein pays Cauchois, Normandie, des garçons du village
ont été blessés ,d'autres tués, en approchant
de ces sales engins qui n'explosaient pas immédiatement...Ils ont payé lourdement leur
témérité.En pays de Bray, Normandie,dans la forèt d'EAWY , on peut y voir un V1 sur sa rampe de lancement, vestige qui fait encore
peur.
Quiquine.
Rédigé par : PAULUS PETIT JACQUELINE | 14/06/2011 à 20:14
Merci, Michel et Quiquine, pour vos commentaires et vos liens passionnants. C'est très encourageant et je secoue ma paresse: demain, la libération de Rouen...
Rédigé par : Daniel Bas dit Chedozot | 14/06/2011 à 15:37
http://www.jean-maridor.org/
Je vous dirige aussi sur le "site" de Jean Maridor notre hero Normand du Havre...
Ce magnifique site est le travail de mon cher camarade historien Jean-Claude Augst...
Une histoire poignante a ne pas manquer...
Le sacrifice supreme d'un "vrais hero" un de ceux desquels on en parlent si peux mais auxquels nous devons tant...
Cliquez sur le drapeau Francais pour "entrez"
Rédigé par : Michel Leveillard | 13/06/2011 à 15:16
http://www.youtube.com/watch?v=L5jCLYMuhcI
Et aussi un temoignage au sujet des V-1...
Rédigé par : Michel Leveillard | 13/06/2011 à 15:04
http://www.youtube.com/watch?v=Q1qsBGTkVSk&feature=related
Chere Quiquine et cher Daniel...
Sur le lien ci-dessus vous trouverez le bruit du moteur de ces "Bombes Volantes"...
Rédigé par : Michel Leveillard | 13/06/2011 à 14:52
Ququine je trouve ton ajout au sujet des V1s c'est sois disantes bombes volantes ou les "robots" comme elles etaient appeller a leurs decouverte...
Souvenirs exacts pour moi aussi... ah mais le bruit de cet engin infernal bien difficile a oublier... il n'y avait rien de semblable...
Et oui je m'en souvient d'un qui avait malfonctionne... bruit du pulso reactor ... vombrissements... rates... silence et barouf de la percusion de l'engin tombe par trop loin de chez moi... je t'enverrais les photos...
Te souviens tu de la couleur de cette flame derriere l'engin ??? Je pense me rappeller que c'etait de couleur violet...
Oh mais les gros souvenirs sont le bruit... on entendait meme l'explosion au lancement...
Thank's for the memories Quiquine... pas toujours des bonnes mais nous les avons vecues...
Et oh oui quelle connerie les guerres...
Rédigé par : Michel Leveillard | 13/06/2011 à 12:56
Ayant habité près d'une rampe de lancements de
V 1, qu'on appelait aussi des ROBOTS ou des
CASSEROLES ,j'en ai vu partir,dans un fracas épouvantable.Il y avait aussi,le retour à l'envoyeur,les vols ratés qui retombaient n'importe ou,toujours trainant leur flamme si
dangereuse.A SAINT SAENS, en NORMANDIE,nous étions entourés de trois pistes ,cachées dans la grande et belle forêt d' EAWY .
Quiquine.
Rédigé par : PAULUS PETIT JACQUELINE | 13/06/2011 à 07:22
Quelle CONNERIE la guerre ... PREVERT .
Souviens toi,Barbara,il pleuvait sans cesse sur BREST ce jour là ...
Quiquine.
Rédigé par : PAULUS PETIT JACQUELINE | 12/06/2011 à 06:04
Un vrais devoir de memoire mon cher ami...
Etant du meme age que vous et ayant vecu ces memes annees tragiques ... et aux memes endroits cet article est definitivement une confirmation de ce que j'ai vecu...
J'ai passe ma vie depuis mon enfance pendant la guerre a tout etudier au sujet de cette maudite guerre... j'ai accumule des centaines de livres ... documents... photos et temoignages de ceux qui tout comme nous ont vecues ces annees... mon but etait de trouver les raisons pourquoi nous avions perdu ces 5 annees si precieuses de notre jeunesse...
72 annees ont passee depuis 1939 et j'en decouvre toujours plus ...
Merci pour cet article ... oui c'est un vrais devoir de memoire...
Bien sincerement a vous et aussi a Quiquine pour son temoignage au sujet de la guerre... pratiquement les memes pas que nous avons parcourrus pendant l'exode...
Michel Leveillard... en exile aux USA
Rédigé par : Michel Leveillard | 11/06/2011 à 11:31
J'ai aussi dans l'oreille le bruit de cet avion,touché à mort,tournant au dessus de Bacqueville en Caux (Normandie) cherchant à éviter les habitations.Ce chasseur est tombé à 10 mètres du lieu ou j'étais,tétanisée par la peur.Le Spitfire s'est fiché en terre...
Du pilote on n'a retrouvé qu'une main...
Je ne supporte toujours pas le bruit des sirènes appelant les pompiers dans les bourgs,ou simplement ,pour vérifications de
maintenance.
Souvenirs ancrés à jamais dans nos mémoires,
C'est con,la guerre .
Quiquine.
Rédigé par : PAULUS PETIT JACQUELINE | 11/06/2011 à 07:17
J’ai aussi dans l’oreille le sifflement des éclats d’obus de la DCA qui redescendent lourdement, tout déchiquetés, prêts à déchiqueter.
Rédigé par : cheap jerseys | 10/06/2011 à 02:59