16 heures. Je descends à Pontorson. Il me reste onze kilomètres à parcourir.
Pas de bus, ni de taxi. Un seul recours, appeler au téléphone la communauté religieuse de l’abbaye. Une voix grave mais aimable et teintée d‘humour, me promet de venir me chercher :
-Le chauffeur partira aussitôt après avoir fini d’éplucher les légumes…Pour la soupe de ce soir…Et oui… On attend huit personnes. Est-ce que ça vous dérange de marcher en direction du Mont et de venir ainsi à la rencontre du chauffeur ? Vous reconnaîtrez facilement sa voiture, c’est une 2CV, jaune canari , pas de première jeunesse, elle a perdu son pare-brise. Ne soyez pas trop regardant sur l’aspect du carrosse…Il est souvent en panne. Et puis, vaut mieux deux mécaniciens qu’un seul…
Commentaires