Sar Arcimboldo
Pour pousuivre dans la veine Popote associée à un peintre ou un sculpteur, voici le SAR ARCIMBOLDO, en hommage à ce peintre maniériste italien (1530 - 1593) qui s'est illustré dans des portraits allégoriques composés de légumes, de viandes et de poissons.
Pour ceux qui suivent, Giuseppe Arcimboldo a dû bien connaître Sanchez (Sur le Zinc Bis).
Papote
Voici donc un portrait de Ricardo Sanchez exécuté en 1530. Que du fruit de mer et du poisson. Pas de légumes, pour une fois, mais les cueillettes du jardin de JP comblent les manques à illustrer.
Frais du potager: de quoi fabriquer un joli portrait arcimboldien
Sar à bandes
Voici le sar (ou sargue) dans son élément. Ce poisson hermaphrodite brille par ses allures de zèbre: rayures aux couleurs sombres d'un joli brun Van Dyck. Il est abondant sur notre côte. Son prix du jour le rend encore plus attractif sur le marché local: 12 euros le Kg, ce qui n'est pas la mer à boire, comparativement aux 20 euros de la sole.
Un point de pénalisation pour mon ami Petit-Robert qui ignore sars et sargues. Mais il est plus versé dans la sémantique que dans l'halieutique. Robert ne doit manger que du veau.
Bref, pour en finir avec la papote, voici enfin la tête du sar que nous allons préparer au four ce soir. Comment? Je n'en sais fichtre rien encore. J'ai toute l'après-midi pour y penser.
Toute ressemblance avec une présentatrice de télé portugaise est purement accidentelle.
Bel oeil, une ombre de rouge à lèvres: c'est que le sar dîne à l'huile, et s'invite à la table de Lucullus.
L'après-midi aura porté conseil.
A la Popote, ce sera:
Sar Arcimboldo "à la Niçoise"
Ingrédients:
- 1 sar
- 3 belles tomates bien mûres
- 1 oignon
- Olives
- 1 dl d'huile d'olive
- Anchois au sel (désarêtés et dessalés sous le robinet)
- 1 bouquet garni
Outils:
Un plat qui va au four
Accompagnement:
On ne va pas finasser, ce sera salade (il fait chaud)
Opérations:
Saler classiquement le poisson au gros sel, 1/2 h avant cuisson. Et puis le débarrasser de l'excédent de sel en fin d'opération.
Déposer le poisson dans un plat allant au four, graissé au préalable avec un filet d'huile d'olive. Monder, épépiner et concasser grossièrement les tomates. Disposer la concassée autour du poisson. Ajouter l'oignon en rondelles et le bouquet garni. Répartir le vin blanc et arroser le poisson d'un autre filet d'huile d'olive.
Le four ayant été préchauffé à 200°, enfourner. Compter 15/18 minutes pour ce poisson de 850g. En cours de cuisson, arroser généreusement.
Pendant que le poisson cuit, prendre 8 grosses olives et les entourer d'un filet d'anchois. Fixer à l'aide d'un bâtonnet. Les disposer sur la tomate dans les cinq dernières minutes de cuisson.
Voilà, c'est bon à servir.
Le sar est un peu fade. Il aurait mérité une petite neigeotte de piment d'Espelette. Nous l'avons toutefois agréablement dégusté avec la salade, une romaine croquante assaisonnée huile d'olive et vinaigre de Jerez, ce qui lui donna plus de mordant.
Fraises au sucre, pour finir et chasser ce petit fumet d'anchois persistant.
Et sur le tout, un excellent blanc du pays. A défaut, en France, un Petit Chablis guilleret de derrière les fagots.
Bon sar!

Ça valait la peine d'attendre! Miam...
Rédigé par: Elvira | 19/05/2005 at 15:11
Et alors Elvira, celui-lá même moi qui suis une nullité je sais le mettre au four et attendre en faisant miam-miam.
Rédigé par: ana assunção | 19/05/2005 at 14:35
J'avais une petite faim, je passais par là... Et la recette, alors?
Rédigé par: Elvira | 18/05/2005 at 14:39