Boudin poireaux
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Dans la série des "Inavouables"...
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Dans le cadre du concours des "Cent recettes Inavouables", lancé par Le Confit c'est pas gras. Je n'ai malheureusement pas participé, étant forclos. Je ne peux pas être au four et au moulin, au chevalet et à la blogosphère culinaire à la fois. Que je veuille bien me pardonner...
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Quand j'habitais encore la France, j'étais very fond of boudin. De bon boudin à l'oignon, fort grillé, croustillant, accompagné d'une purée dont c'est la sauce préférée avec la compote de pommes.
Je choisissais mon boudin chez un tripier, un vrai, d'Annemasse, d'Annecy, de Bayonne ou de Saint-Jean de Luz. Et j'avais la fibre BNO, Boudin National à l'Oignon, fendu dans l'assiette, agrémenté d'un filet de crème fraîche.
Arrivé au Portugal, j'ai boudé les charcuteries qui me semblaient toutes pareilles, trop fumées au bois de sapin, du moins à mon goût. Je détestais notamment la farinheira étouffante de farine et les chouriços qui font les délices des amateurs de cozida ou de feijoada. Je restais sans doute sur le souvenir d'une indigestion en Tras-os-Montes. Ce n'était pas la faute à la charcuterie, mais la faute à la ventrée non contrôlée, arrosée inconsidérément de Vinho Verde.
J'avais donc amalgamé toutes les charcuteries dans ma bouderie, ignorant la saveur d'une morcela, boudin Nacional.
Pourquoi, ce jour-là ai-je acheté une morcela ?
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Pourquoi ai-je choisi aussi ce jour-là, alors que j'étais par ailleurs fort occupé à peindre mon Songe d'un Jour d'Eté et que j'allais outrepasser l'heure du déjeuner, quitte à me contenter de tartines?
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Pas le temps et pas envie de cuisiner. J'ai attrapé une poêle, j'y ai collé le boudin que j'avais piqueté de toutes parts, réduit le feu et j'ai laissé faire. Il sentait bon, c'était déjà ça.
Pas le temps et pas envie de tourner une purée. J'avais des poireaux cuits de la veille. Je les ai réchauffés au micro-ondes, je me suis versé un bon verre de vin rouge et je me suis mis à table.
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Résultat: EXTRA !
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J'ai cru discerner une pointe agréable de cumin dans le boudin. La neutralité sucrée du poireau s'est mariée à merveille avec la force du boudin, déjà enclin à s'accommoder d'une Tarte Tatin ou d'une compote de pommes, à défaut de purée.
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J'ai fini par une tarte tatin, quand même. Une Tatin de la veille, même pas chaude, même pas tiède, ce qui est une autre hérésie.
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Tatin IV Recto, ou le contraire
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Tatin IV Verso, ou le contraire. Avec les Tatin, on ne sait jamais où est l'envers, où est l'endroit. L'important est que la IV soit encore mieux dorée et encore meilleure que la III, déjà considérée comme une réussite.
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Et je m'en suis retourné à mes pinceaux.
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Songe d'un jour d'été
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Trovoada em Alentejo. Acrylique JCP sur toile de lin fin, 46 x 32 cm.
Disponible. Voir conditions sur Galerie Terre.
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Tableau achevé le jour du Boudin-Poireaux. Sa génèse est contée sur Couleur Alentejo. Mais on n'y parle pas de boudin.
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Je cherche la recette de la soupe de tomate, plat complet que j'ai déguster à Evora (Alentejo) absolument délicieuse, servie avec un oeuf poché dedans, du chorizo, du lard et une saucisse farine et porc le tout grillé.
Mertci
Rédigé par: Palat | 04/05/2007 at 17:29
Connais-tu la morcela de arroz de ma région...? Elle est fameuse! Il faudra que tu goûtes, un de ces jours.
PS: pas inavouable du tout, cette recette. Je ne vois aucun produit industriel là-dedans...
Rédigé par: Elvira | 27/02/2007 at 18:47
Le boudin (blanc ou noir) prend ses racines dans la nuit des temps et semble avoir beaucoup voyagé. Il fallait donc s'attendre à ce que les romains, les suèves ou les wisigoths l'aient apporté jusqu'au Portugal. Il y existe plusieurs variantes de boudin au sang, dont certaines comportent du riz et/ou du chou... Ta version, légèrement épicée, semble être la meilleure.
Connais-tu le boudin aux pommes (fruits) ? On fait ça dans le nord de l'Ardêche et certains coins de la Haute-Loire. C'est un must.
Rédigé par: Phil' | 27/02/2007 at 02:30
Sérieux, je préfère la lumière du tableau à l'évidence de ce plat...
Rédigé par: Patrick CdM | 26/02/2007 at 22:59
Ah le boudin! Mais pourquoi serait-ce inavouable?
Ceci dit, il y en a tellement qui retroussent le nez a sa vue, a commencer par ma propre famille, j'en suis privee depuis des annees. J'aime le boudin basque au piment que prepare mon cousin, celui qu'on mange froid en tranches epaisses sur du bon pain. Et cette belle assiette la, avec sa pointe de cumin. Vive le cochon.
Rédigé par: Gracianne | 26/02/2007 at 13:17
Et ben tu vois quand je vois tes gros poireaux d'hiver, je pense à la lamproie, et pour tout te dire... moi j'aurai mis une part de tarte dans l'assiette avec le boudin et le poireau.. un régal ! mais petite quantité sinon après le pinceau est trop lourd !!!
Rédigé par: Josy | 24/02/2007 at 16:20
Tu sais avec une purée de pois cassés le boudin à l'oignon, c'"est extra.Je remarque que de l'Alentajo, par le Quebec et en passant par le Sud Ouest,
c'est le vert qui sied le mieux au boudin
Rédigé par: Gabriella | 24/02/2007 at 14:33
tu me croiras si tu veux : j'ai acheté de morcela mais je l'avais trouvé coupé trop gros, alors envoyant celle que tu montres avec ses morceaux coupés fin...
où l'as tu trouvée ?
Rédigé par: jp | 24/02/2007 at 08:55
Ils l'assaisonnent avec du clou de girofle? Épice nécessaire dans le boudin. Purée d'épinards aurait été superbe et le crounch du poivron rouge cru aussi. Beau tableau, JCP, mais j'aurais dessiné le bout de champ en avant-plan à la diagonale, pointe vers la droite... mais c'est seulement un petit grain de sel que j'ajoute là. C'est un ciel d'orage ça? Vos orages ne sont que pécadilles, alors?
Rédigé par: gato azul | 23/02/2007 at 20:22