Dorades roses ou besugos
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Zambujeira do Mar, une divine plage de la Costa Vicentina, à 15 Km au sud de Vila Nova de Milfontes. 120 Km au sud de Lisbonne. Presque le Maroc, déjà.
Acrylique JCP sur toile de lin, 21 x 14 cm. Une miniature, eu égard aux grandes dimensions habituelles.
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Tandis que le peintre brosse une minuscule représentation picturale de la Costa Alentejana, il pense aux trois besugos qui vont faire son dîner, dans la plus pure tradition alentejane: ail, coriandre, huile d'olive.
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Le besugo est une petite dorade rose, un pagellus bogaraveo, famille des pagres. Un poisson fin, délicieux grillé. Une manière de saluer le retour aux cuisines d'été, car c'est déjà presque l'été en Alentejo.
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Nous en avons trois pour deux. Largement suffisant. Comme les poissons sont petits (22/23 cm), nous avons choisi de les griller à feu modéré. C'est l'Alentejane qui s'en charge, tout comme elle se charge de la sauce, celle qui fait tout:
- Ail émincé très fin
- Coriandre fraîche très finement ciselée
- Huile d'olive, point final.
Les poissons ont été salés au gros sel comme d'habitude, le temps d'allumer le feu et d'y faire griller les poivrons rouges qui vont entrer dans la salade d'accompagnement.
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Le peintre se charge à la dernière seconde d'acheter une laitue chez sa voisine, une du jardin, naturellement. Sublime. D'une fraîcheur exquise. Trois grosses feuilles perdues, pas plus. Le reste est du gâteau. Les poivrons sont enivrants. Notre réflexe de Pavlov joue à pleines papilles. L'estomac se creuse. Le vin blanc est frais et fruité. Vive le Portugal !
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Le résultat est prodigieux. L'air est doux. On dîne porte ouverte. Il fait 23°C. De quoi pétrifier sur place un esquimau. La Torre do Relogio sonne 8 coups, suit le cantique des cloches de Santiago, l'église-mère d'Alcacer do Sal. La télévision nous parle vaguement d'une élection présidentielle qui aurait lieu en France dimanche prochain. On entend des voix qui causent français. C'est vrai, ça, qu'il y a élection? Et puis on entend une vague conférence de presse qui confirme que notre Premier Ministre, José Socrates, a bien le titre d'ingénieur, en dépit des incertitudes universitaires qui couraient ça et là.
Après la corvée quotidienne des hôpitaux qui ne vont pas bien, on a droit au sempiternel Futebol.
On s'en fout. Besugos! Et après eux le déluge !
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Je jure qu'on a très bien fait de se retirer du monde dans ce coin délicieux de la Péninsule Ibérique.
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Il ne reste plus qu'à arroser le jardinet avant de fignoler quelques réhauts de blanc sur le tableau et finalement filer faire un gros dodo bien mérité. C'est qu'on bosse, nous!
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"Et puis on entend une vague conférence de presse qui confirme que notre Premier Ministre, José Socrates, a bien le titre d'ingénieur, en dépit des incertitudes universitaires qui couraient ça et là."
Après avoir lavé la vaiselle, profitez pour laver vos oreilles. Jósé Socrates n'a pas le titre d'ingénieur! Quand à son cursus, il l'a réussi par fax.
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Réponse de l'auteur à Quelqu'un, alias Jean Renoir:
Relisez bien avant de vous emporter, cher anonyme. J'ai écrit "une vague conférence de presse". C'est vous dire tout le crédit que j'avais accordé en son temps à cette mise en scène.
Rédigé par:Quelqu'un | le 26/07/2007 à 15:17
"Je jure qu'on a très bien fait de se retirer du monde dans ce coin délicieux de la Péninsule Ibérique"
tu parles qu'on a bien fait
t'as vu la lumière dehors ?
la piscine à 22° cet ap midi...
Rédigé par:jp | le 22/04/2007 à 22:54