Le temps est à l'orange (2)
et à ses confitures
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J'en étais resté dans Le Temps est à l'Orange (1), à ma confiture I qui mijotait. Je dis I parce depuis, j'ai fait la II et la III.
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Confiture I, l'empirique...
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Pour cette I, je m'étais vaguement appuyé sur une vieille recette de Maltaises qui consistait à faire macérer l'orange entière, dépecée en menus morceaux, dans de l'eau et du sucre. Une vraie marmelade et une vraie mélasse. Macération 12h. J'ai piloté à vue. Une erreur de jeunesse.
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Car ne s'improvise pas confiturier qui veut, d'autant que le sucré, les desserts et moi, ça fait deux. J'ai donc été radin sur le sucre. Erreur de culture.
J'ai pris des Navel Bahia de l'orangeraie de Dona Irene, dans leur robe rustique, sans apprêt, sans brillants, encore nimbées de poussière des champs. Une bonne douche, un bon brossage et elles ont retrouvé de l'éclat.
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Je leur ai adjoint trois oranges amères, des oranges de bigaradier et un jus de citron pour le piquant "so british" et nous voilà partis pour un compotage de 2 heures.
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Raté! J'ai obtenu une compote, pas une confiture. Son goût est convenable, mais elle dégouline comme dans la chanson que chantent les Frères Jacques. Et elle est pâle, pâle comme ma confiture de clémentines de l'an passé que je n'arrive pas à liquider (sic!), faute d'attraits.
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Confiture II, la sublime...
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Mais JP est arrivé! JP & Ann m'ont apporté leur recette et là, j'ai compris ce qu'était la confiture d'oranges.
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Dona Irene m'avait encore apporté des oranges de l'orangeraie familiale, garanties sans traitement.
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Je les ai zestées et pelées à vif, me pourléchant les doigts.
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J'ai jeté le coton blanc pour ne garder que les zestes, les quartiers et quelques pépins. J'ai ajouté 1 litre d'eau bouillante et j'ai laissé cuire directement pendant 2 heures. Facile.
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J'ai obtenu ce qui suit, mais ce n'était pas encore de la confiture. J'ai laissé reposer 12h avant de remettre en température.
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Le moment venu, j'ai adjoint 1Kg de sucre pour 1,Kg d'oranges (poids initial des fruits non pelés). J'avoue que j'ai un peu triché sur le suivi de la recette. Le 1,5 Kg de sucre m'avait effrayé.
Comme c'est aussi le temps des citrons, j'ai ajouté le jus d'un citron entier, avec ses pépins, pour la pectine.
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Bref, j'ai cuit et j'ai réussi, je crois, si je me fonde sur ma propension à revenir souvent au ramequin de dégustation, armé d'une petite cuillère. Je m'en suis délecté.
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Mais j'avais oublié la giclée de whisky à laquelle tenait tant JP. Il m'a semblé déçu de cet oubli. J'ai été piqué au vif. J'ai alors entrepris la confiture III, avec whisky.
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Confiture III avec whisky, la "Bien"...
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JP avait raison. Elle est bien!
Entendez l'adverbe "BIEN" comme un superlatif.
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La recette est ici, commentée par JP dans La Cuisine du Jardin.
Merci JP & Ann, ça c'est de la confiture!
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Si tu as de la "vieille" confiote d'agrumes à "passer" (comme on dit chez les cuistos pros) essaie d'en utiliser pour lier des sucs de viande, après avoir déglacé au cognac/armagnac/whisky par exemple. Intéressant, pour les amateurs d'arômes acidulés et autres aigres-doux.
Rédigé par: Phil' | 08/04/2007 at 20:45
heureux effets de la méthode expérimentale
tu me gardes un pot de III
pour le IV essaie de remplacer le whisky par de vieux rhum
Rédigé par: jp | 02/04/2007 at 13:56
Je crois qu'on peut faire confiance a jp, et a toi aussi, si tu dis qu'elle est "bien". J'ai un cousin basque qui utilise des qualificatifs raisonnables comme ceux-ci.
Rédigé par: Gracianne | 02/04/2007 at 13:06
Superbe et très coloré !
Rédigé par: Doria | 02/04/2007 at 11:15