Onglet salade
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L'été est là, sec et bleu. Chaud aujourd'hui, mais encore moins que demain. Ce n'est pas une raison pour ne pas se taper la cloche à l'instar de La Femme du Carillonneur qui se la tape tous les quarts d'heure.
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L'été est revenu et c'est bien bon de se dorloter sous 28°C à l'ombre. Dommage que mon frérot JAC n'ait pas pu en profiter et mesurer le bien-être que l'on ressent par 30% d'hygrométrie au lieu des 95 % qu'il a coutume de suer dans son Ile de la Réunion. JAC est arrivé le 22 mai par temps froid et est reparti le 1er juin par temps couvert.
Le pauvre. Il est à Rouen. Sale temps. Ma soeur s'y gèle et mon frère aussi.
Mais je digresse.
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Midi sonne. En dépit du yaourt naturel de 11h, agrémenté de raisins secs et pruneaux, la faim me tenaille.
Des nouilles? Ah ça non! Trop chaud. Mais de l'onglet, oui.
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Je n'ai que de bons produits du cru: salade, haricots verts, tomate. L'instinct de conservation me souffle le mot "échalote". Je devine que mon cerveau primaire a joué sur la classique association de mots onglet à l'échalote.
Mon cerveau rationnel rétorque non! Trop chaud!
Ce sera salade et onglet, mais à sec, dans la poêle en fer dont la queue ne se décolle pas comme celle de la poêle Fagor. A poil Fagor! Fagor-Brandt ne m'a toujours pas répondu au sujet de ma supplique.
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En piste
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La poêle chauffe et bleuit. Le gros sel crépite.
Cinq minutes d'ébullition pour mes haricots tranchés menu, réfrigération instantanée, salade. Cinq minutes de plus au cours desquelles j'ai tranché dans le vif d'une tomate ferme, presque verte, juteuse à souhait. Rondelles fines d'échalote. Laitue ciselée. Vinaigre, huile d'olive, olives...
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A table
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Et à l'ombre...Dans la fraîcheur de la cuisine. Une petite sortie tout de même, mais juste pour la photo, car il serait dommage de se passer de soleil.
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Finissons, Madame,
sur des fraises, voulez-vous?
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Car c'est le temps des fraises. Les cerises ne me semblent pas à la hauteur cette année. Celles de Fundão sont belles, elles font envie, mais elles n'ont aucun goût, pas de sucre. On ne m'y reprendra pas.
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Xénophobie secondaire
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Tout à fait entre nous, que sait l'Anglais de l'Onglet? Rien. Bon en business, en thé, en gazon, en haddok fumé, en chasse à la grouse, certes, mais nul en onglet. Avez-vous seulement entendu un Anglais crier de joie à table? Et un Hollandais?
Le Portugais mérite aussi que je l'égratigne un peu. Si je ne raflais pas mon kilo de lombela chaque mercredi, il serait bien capable de me l'estouffer ou de me le bouillir.
Bouillir un onglet! Quel crime!
Mine de rien, à Alcacer, je pousse lentement mais sûrement mes pions sournois sur l'échiquier du colonialisme carnivore. Mon objectif est la conquête du territoire par l'onglet, la bavette. J'ai déjà converti une certaine Alentejane à la viande rouge. Je prolonge seulement un peu la cuisson de son onglet.
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Même analyse en France, les fraises sont superbes, les cerises ne valent pas leur queue...
Rédigé par: Patrick CdM | 22/06/2007 at 10:52
Alors c'est comme ça qu'il faut dire, quand on veut de l'onglet chez un boucher portugais ! Va pour "lombela", donc...
Rédigé par: Phil' | 12/06/2007 at 04:08
Ah, je ne voudrais pas te decevoir, mais oui j'ai deja entendu des anglais cirer de joie a table. Pas sur de l'onglet, je ne suis pas certaine qu'on en trouve en angleterre, mais sur de la cote de boeuf bien rouge au barbecue. Ne sois donc pas si chauvin :)
Rédigé par: Gracianne | 05/06/2007 at 11:51