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On reconnaît le chou-fleur à la blancheur de sa belle pomme. Dans notre imaginaire, il devrait être breton. On le connaît moins dans sa verdeur, tel qu'il croît à LOF sous le 38e parallèle. Il en est même de violets. Le chou-fleur est polychrome pour les yeux, tout en restant blanc dans la tête, qu'il soit breton ou alentejan. Couve flor, cowli flower, cumulus congestus, mêmes moutonnements.
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JP est un adepte du chou-fleur. Du jeune chou-fleur, entendons-nous. Pas du chou-fleur qui a séjourné sur un rayonnage de supermarché mal tenu et dont les "fleurs" ont grisé, voire noirci par endroit.
En bon prosélyte, JP m'a converti d'abord à sa crème de chou-fleur et courgette. Moi qui vous écris en ce moment même, j'en viens d'une crème de chou-fleur façon JP. Je m'en délecte. Et c'est si simple à réaliser.
Blanchir quelques minutes dans l'eau bouillante non salée, jeter l'eau et recommencer, mais cette fois, dans une bouillon de poule très modérément salé avec une ou deux jeunes courgettes tronçonnées. Cinq, six minutes d'ébullition, mixer. Une râpée de muscade, un cordon de crème fraîche. Et vous avez un potage digne d'une grande table.
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Chou-fleur résonne dans la mémoire de certains consommateurs comme un légume puant le chou, ce qui est une idée reçue stupide. Le chou fleur blanchi ne sent pas. Et cette crème est à se mettre à genoux.
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Serait-ce mon jour chou-fleur?
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