Onglet à l'échalote de Toulouse
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A Gabriella & Jean
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Si un jour vos pas vous amènent au Portugal, faites comme Gabriella et Jean, louez un appartement à Melides, au Monte da Lagoa. Mais en vous y prenant à l'avance, car le lieu est couru à la belle saison. Vous aurez peut-être la chance de rencontrer une âme sœur de la Miamblogosphère, puisque cette divine maison est celle des beaux-parents d'Elvira dont la Tasca est maintenant un phénomène planétaire.
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J'y ai connu Mijo.
Jef et une élite de ses copilotes y font aussi escale, les vents portant souvent au sud, vers la lagune, quand ils ne portent pas au sud-est, vers Figueira dos Cavaleiros. Mais rien ne dit encore vraiment qu'on ne peut pas amerrir sur la lagune.
A quand Gracianne, "Un Dimanche à la Campagne" et Louise, "Gato Azul" ?
Ce qui est plus sûr, c'est que JP & Ann, d'Olhar Feliz, n'y couperont pas! Que sont trente kilomètres de chênes-liège et d'oliviers, comparés à Beauvais ou au Québec ?
Jef, c'est différent. Lui, il compte en fractions de mach. Il peut être à Prague le matin, à Paris à onze heures et au Monte da Lagoa l'après-midi.
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Ce premier avril 2008 fut pour les uns et pour les autres, une très belle escale. Manquaient hélas, à la table, Elvira et João, retenus pas des obligations professionnelles.
Le Monte da Lagoa, La ferme de la Lagune, est déjà en soi un très joli nom. C'est un lieu magique. Une rizière qui s'évase jusqu'à une dune de sable et au-delà, l'océan qui gronde. Un parc naturel où les ornithologues ont de quoi satisfaire leur curiosité: grands cormorans, cormorans, grues cendrées, hérons gris et garde-boeufs, ibis, vanneaux huppés, canards, cigognes.
Quant aux pêcheurs…Pas besoin de dire qu'il y a du poisson, du moment qu'il y a des prédateurs gras comme des moines. Un grand cormoran sèche son parapluie noir, perché sur une borne, toujours la même. Il regarde sauter des carpes. des barques filent en silence. Des pêcheurs relèvent des filets ou des nasses à anguilles, des pièges à écrevisses. Silence. Dans cette réserve bucolique, les visiteurs s'endormiront sur la toile de fond sonore des rainettes qui coassent à l'unisson, après avoir contemplé la Voie Lactée à laquelle il ne manque pas une étoile. J'ai compté.
On s'y réveille inondé de lumière. Les appartements sont architecturés et décorés avec soin. Je veux dire avec talent, mais la maîtresse de maison me reprend à chaque fois sur le mot. Ce talent, justement, est celui d'avoir su, sans ostentation, rendre une atmosphère de demeure de charme et non celle d'un logis de vacances aux appartements du Monte da Lagoa. Et puis les hôtes sont exquis. C'est encore un talent. Que José et Maria veuillent bien accepter mes compliments (c'est la formule), chapeau bas.
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Alors qu'une partie de la France était sous la neige, nous avons dîné en terrasse. Nous avons refait le monde, je ne sais plus, mais nous étions joyeux.
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L'onglet, j'y viens !
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Echalote de Toulouse (rose) ciselée et pavé d'onglet brut
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Gabriella, que je rencontrais pour la première fois, m'avait apporté une poignée de belles échalotes de Toulouse, dodues, fermes. Sans doute avait-elle remarqué ma tendance récursive à me régaler de cet onglet dont la recette a été tirée d'un blog de Patrick CdM. J'ai pris ces échalotes pour un joli cadeau symbolique de la complicité qui règne entre blogueurs et lecteurs.
Jeudi 3 avril, je raflai ma dose hebdomadaire d'onglet et cette fois, un sacré pavé de plus d'un kilo. Il va sans dire que je l'ai garni de frites et qu'une fois de plus, j'ai ressenti comme une délectation buccale, proche des grandes émotions qui nous étreignent quand l'air est doux, qu'un vent fripon nous flagorne l'hypophyse et tout et tout. Si j'étais correct, je garderais tout cela pour moi. Mais justement, avec l'onglet, je ne sais pas me contenir.
Hélas, je n'avais personne avec qui partager ce jour là. Il faisait un temps de chien, pour changer.
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Flor do Alto. Acrylique sur canevas toilé JCP.
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Gabriella et Jean ne s'en sont pas tenu à une simple rencontre entre amis. Ils ont voulu repartir avec Flor do Alto sous le bras et emporter avec eux un peu d'âme de Carrasqueira, ma petite Venise dont je me suis quelque peu éloigné depuis bientôt six mois, mais que je garde précieusement dans mon coeur, au même titre que le Cabo Espichel.
Nous nous sommes retrouvés à Sines, chez Trinca Espinhas pour une remise "officielle", mais bon enfant.
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Ô Toulouse !
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Nous avons vu l'ouverture de la lagune qui s'est
transformé progressivement en rizière, un très beau
souvenir parmi tous les autres.
Rédigé par: gabriella | le 17/04/2008 à 09:16
Oh la la que de beaux souvenirs, que de bons moments.
C'était il y a 6 mois déjà.
Je revois tes photos et je me retrouve plongée dans la beauté des lieux et de ses hôtes.
Rédigé par: Mijo | le 15/04/2008 à 16:36
Eh oui... Nous ne sommes pas toujours disponibles au pied levé, obligations obligent... C'est vrai que parce que l'on vit au Portugal, on pourrait avoir une sensation perpétuelle de vacances, mais on travaille aussi, sous ces cieux majoritairement bleus. ;-)
Beijinhos.
Rédigé par: Elvira | le 15/04/2008 à 12:00
Je reve de descendre un jour jusque la. Bien sur. Quel merveilleux endroit pour louer une maison de vacances.
Gabriella me racontera, j'en suis sure.
Rédigé par: gracianne | le 14/04/2008 à 11:53
Et moi? Je suis son frère jumeau...C'est vrai...j'habite un peu loin..
Rédigé par: Jac | le 13/04/2008 à 09:22
Bien choisi Gabrielle !
Quant à cette invitation au Monte da Lagoa
c'est quand tu veux
Rédigé par: jp | le 12/04/2008 à 22:41