De nos jours on gère beaucoup et du matin au soir.
On « gère » sa belle-mère, on « gère » le chien de la voisine qui réveille tout le quartier à trois heures du matin, on « gère » le dernier quart d’heure avant la fin du match quand on mène 1-0, on « gère » son pépé qui tousse, sa mémé qui glousse.
(On gère sa fringale.)
A n’importe quelle occasion, on « gère ».
On « gère » la fin de son mandat présidentiel, on « gère » son image de présidentiable…
L’arrière « gère » Ronaldo et ses passements de jambes, le tonton « gère » la cousine et ses tassements de vertèbres.
(Il est plus facile de gérer un zéro à zéro à domicile qu'à l'extérieur...)
Moi non plus, je n’échappe pas à la gestionnite ambiante.
Je « gère » mon vendredi, surchargé en tâches diverses, de la vaisselle au jardinage, en passant par les conduites et les reconduites à l’école.
Comme tout pays qu’un chef d’état « gère », un seul mot me guide, je dis « Gère ».
JAC, le 19 novembre 2011
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