Il y a quatre ans, après nos retrouvailles au Portugal, Jean-Claude se réjouissait dans ses messages du contact renoué. Il avait coutume de ponctuer chaleureusement ses e-mails d’un : « Mon Daniel retrouvé ». Pourquoi ? Il s’en est expliqué à plusieurs reprises. Je lui laisse la parole :
26 juillet 2006 : « J’ai eu le bonheur d’entendre ta voix. Elle m’a aussitôt évoqué Les Sables d’Olonne, Deauville 68, ta voiturette basée à Isneauville dont je ne sais plus le nom, mon enfance et pré-adolescence en manque de grand frère bourlingueur, les chansons de cul auxquelles tu m’as initié. Bref, une large tranche de vie sous le signe bénéfique de Dugrober. Que du bonheur et à la fois une certaine tristesse d’avoir vécu éloignés les uns des autres. Enfin, nous allons pouvoir nous embrasser sur ma nouvelle terre qui fut un moment la tienne, mon Daniel retrouvé ».
28 juillet 2006 : « Pour moi, tu étais un coureur de continents, un aventurier des hautes sphères, toujours loin : USA, Afrique, Lisbonne et quoi encore ? Mais c’était un bonheur fou de te voir revenir, même en coup de vent ! Daniel est arrivé ! Daniel est retrouvé !»
1er août 2006 : « Qu’est-ce qu’on a été cons de vivre chacun de son côté pendant toutes ces années qui auraient pu être précieuses et fructifères ! Mais à ce rythme effréné, nous rattrapons le temps perdu et c’est très bien, mon Daniel retrouvé ! »
2 septembre 2006 : « Au-delà de nos complicités retrouvées au carré, (que dis-je, au cube !), j’ai fort apprécié tout ton monde, mon Daniel, la pétillance des prunelles juvéniles, la curiosité des enfants, leur impertinence (nous sommes deux barjos qui ne nous ignorons pas !), le sourire de madone de Pascale… ».
Relire Cocode est un grand plaisir pour tous, sa plume alerte et allègre nous réjouit. Pour moi, cette relecture est cependant teintée de regrets : oui, comment se fait-il que la vie ait si longtemps séparé deux cousins dont chaque (trop) rare rencontre a été une réussite sans le moindre bémol ! Ah ! Si c’était à refaire !
Mais ne pleurnichons pas, mon Cocode retrouvé chaque matin quand j’ouvre mon ordinateur, que je fais mon tour de blogs et commence ainsi ma journée par ta bonne tronche malicieuse sous son chapeau de paille et ses lunettes de soleil. Non seulement, depuis deux ans, je te retrouve quotidiennement pour essayer de contribuer à la pérennité de ton œuvre géniale, mais encore j’y retrouve ton petit frère et ta grande sœur fidèles au rendez-vous que tu nous donnes. Sans compter un dernier carré irréductible d’amis, Phil’ en tête de file. Nous serrons les coudes et nous chauffons à ton ardente flamme, ce n’est pas le moindre cadeau que tu nous as légué.
Un plein panier d’affection passionnée à notre Cocode éternellement retrouvé !
Daniel Bas dit Chedozot, le 28 octobre 2010
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