Escargots, télé, corrida
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Ou fantaisie dînatoire en sol majeur
pour bêtes à cornes et tube cathodique
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Le plateau télé du dimanche soir n'entre pas dans la liste de mes tares. Je suis une sorte d'attardé mental qui ne regarde guère la télévision et lui préfère, ô combien de loin, une cantate de Bach dirigée par Philippe Herreweghe ou une sonate pour arpeggione et piano de Schubert, jouée par Rostropovitch. On ne se refait pas, fût-ce sous l'irrésistible influence de Fort Boyard.
Allez savoir pourquoi, cette fois, je me suis laissé distraire de ma sacro-sainte cuisine, consommée bien droit sur sa chaise, vêtu d'un minimum décent ?
La réponse coule de source. Il y avait tourada, corrida à la portugaise, avec cavaliers, chevaux d'une grâce infinie et pega, prise de taureau par les cornes. JP en parlait très bien sur Alquimista, voilà quelque temps.
Circonstance tout aussi déterminante, il y avait caracois, escargots tout chauds au menu.
Va pour un plateau télé au son de la trompette ibérique.
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Illustration JCP
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